Les runes, ætt de Tiwaz (1)

Les runes

Dans cette série d’articles, nous présenterons les significations des runes.

Ce troisième ætt est celui de Týr. Il ressert la vision des choses, introduit les concepts nécessaires à la vie sociale, et la bonne gestion du clan.

Tīwaz

Rune Tiwaz de l’ancien fuþark

Rune du dieu Týr, Tīwaz (qu’il faut prononcer « ti-ouaze ») représente la fidélité à la parole donnée et la justice. Týr, en sacrifiant sa main droite pour permettre d’enchaîner le loup Fenrir, devient le garant de l’ordre parfait, et révèle le caractère guerrier du dieu.

Tīwaz est donc une rune de responsabilité, de justice mais aussi de sacrifice nécessaire et de guerre, mais de guerre menant à une victoire intelligente, qui réunira le clan. Le sacrifice est ici nécessaire dans une logique d’équilibre : « on n’a rien sans rien » ; mais ce sacrifice mène à la réussite, à la victoire.

Cette rune est aussi associée à l’« axis mundi », l’axe qui relie les différents mondes et permet le lien entre les Hommes et les Deux. C’est l’ancrage, le point de repère fixe et immuable, du monde humain.

Le son associé à la rune Tīwaz est le t de « tas ».

Berkanan

Rune Berkanan de l’ancien fuþark

Berkanan (qu’il faut prononcer « bér-ka-nane ») signifie bouleau. c’est le pendant féminin de la rune précédente. Le bouleau est, pour les peuples germains, le symbole du printemps et eu retour de la vie après l’hiver. La rune Berkanan est ainsi le symbole de la sève qui monte de la terre, pour assurer la renaissance, la croissance et le développement des arbres. Elle est ainsi symbole d’évolution, de fécondité, de prospérité mais aussi de purification.

Cette rune est associée à la Terre Mère nourricière et protectrice. Sa forme rappelle d’ailleurs le profil d’une femme enceinte ou la poitrine d’une mère, qui nourrit et protège ses enfants. C’est pour cela que les berceaux des nouveaux-nés sont traditionnellement en bois de bouleau.

Le son associé à la rune Berkanan est le b de « bas ».

Ehwaz

Rune Ehiwaz de l’ancien fuþark

Rune du cheval, Ehwaz (qu’il faut prononcer « é-ouaze ») représente l’animal mais aussi l’idée qui est associée. Le cheval est le véhicule, et, par extension, le voyage et l’élan donné pour atteindre son but. Ehwaz évoque le lien, instinctif, harmonieux et complémentaire, qui unit le cavalier et sa monture. Ce lien évoque aussi l’union de deux individus complémentaires.

Avec Fehu et Algiz, Ehwaz est une rune de protection, elle est aussi, avec Fehu et Ūruz, une rune de force vitale.

Dans la tradition, le cheval est aussi la monture de l’esprit, pour le voyage chamanique ou les rêves… le terme nightmare (« cauchemar » en anglais) est d’ailleurs souvent traduit par l’expression « jument de la nuit ».

Le son associé à la rune Ehwaz est le é de « télé ».

Mannaz

Rune Mannaz de l’ancien fuþark

Mannaz (que l’on prononce « manaze ») signifie l’homme, dans le sens d’être humain, homme ou femme. On peut voir le graphisme de Mannaz comme l’union de deux runes Wunjō, sous-entendant qu’un être humain naît de l’union de deux clans, de deux pôles opposés.

Les cultures germaniques et nordiques évoque l’origine divine des Hommes, notamment dans la Völuspá où l’on apprend que le premier couple humain est né de deux arbres auxquels les dieux Odin, Hoenir, et Lódur ont donné l’esprit menant à la conscience, les sens et le sang (qui permet de véhiculer la vie).

Mannaz rappelle la condition mortelle de l’Homme, cette condition qui le pousse à forger son identité. Il ne faut toutefois pas oublier les liens que les Hommes tissent entre eux, dans le temps et dans l’espace : les lignées et les sociétés.

Le son associé à la rune Mannaz est le m de « maman ».


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