Préparer son café pour la cafédomancie

J’ai reçu, dernièrement, plusieurs demandes concernant la façon de préparer son café pour une lecture de cafédomancie. La cafédomancie est, faut-il le rappeler, une tasséomancie appliquée au marc de café.

Personnellement, j’appelle la cafédomancie la « divination du petit déjeuner ». Chaque matin une petite lecture rapide pour la journée qui se présente…

La technique de base

Ceux d’entre vous qui ont déjà dévoré notre manuel de tasséomancie (pour les autres il est encore temps d’y remédier) savent déjà que l’on utilise traditionnellement le café dit « turc » que l’on prépare dans un cezve, avec une mouture dite farine – la monture la plus fine possible.

Mais il est possible de se dispenser d’un cezve, il suffit pour cela d’utiliser une petite casserole. Attention, cependant, plus votre casserole est grande, plus grande sera la quantité de café que vous devrez préparer.

La méthode de Baglis

Dans son ouvrage le livre du destin, Baglis propose la méthode suivante.

Préparation

Dans un quart de litre d’eau bouillante, verser une once (environ 30 grammes) de bon café moulu fin.

Boire le café ainsi préparé ou le faire boire par le consultant. Avoir bien soin de verser toute la liqueur, pour que le marc reste très épais au fond du récipient employé (casserole ou bouilloire). Il est nécessaire de n’employer qu’un café très pur, sans chicorée ni autres mélanges.

Laisser reposer ce marc environ 1/2 heure (le marc de la veille est également propre à l’opération pourvu qu’il soit à peu près sec au moment de l’emploi).

Baglis, Le livre du destin, p. 13

On le voit, Baglis préconise, sans le citer vraiment, de préparer un café « al fresco »… mais il précise aussi qu’il est possible d’utiliser n’importe quel marc (celui d’un café « filtre », qu’il soit fait grâce à une machine électrique ou via une méthode plus traditionnelle, celle d’une cafetière italienne Moka, d’une cafetière à piston, d’une machine à expresso…), du moment qu’il soit sec

Emploi

Prendre sans l’agiter, le récipient contenant le marc, jeter sur le contenu un verre d’eau pure (dans la proportion de 1 verre pour 30 grammes de marc), faire chauffer à feu doux et délayer avec une cuiller d’argent ou argentée. Il faut veiller à ne pas laisser bouillir le mélange.

Verser le mélange en petite quantité sur une assiette blanche (porcelaine ou faïence), sans taches et bien essuyée. (Si le temps est humide, sécher l’assiette au feu, de manière que la main y sente une chaleur douce.

Baglis, Le livre du destin, p. 13-14

Baglis, décrit ici la préparation d’un café « turc », mais on ne le boira pas, on peut utiliser n’importe quel marc.

La cafetière à piston

Les amateurs de café connaissent bien cette méthode, aussi appelé cafetière Bodrum ou encore French-press par les anglophones.

Cafetièrse à piston

La mouture est bien plus grosse que pour un café turc mais cela ne pose pas de problème…

  • Préparez-vous donc une cafetière, et prenez le temps de savourer votre café.
  • Une fois votre dégustation terminée, trouvez-vous une grande assiette, blanche de préférence.
  • Retirez le piston de la cafetière, et agitez de mouvement rotatif la cafetière pour remettre le marc en suspension (vous devrez parfois rajouter un peu d’eau).
  • Une fois le marc en suspension, renversez le contenu de la cafetière dans l’assiette puis faites tourner l’assiette (traditionnellement trois fois) pour répartir au mieux le marc. Je vous conseille de faire cela au-dessus d’un évier ou d’une bassine. Videz l’excédent de liquide.

Vous pouvez également, si vous n’avez pas d’assiette blanche ou si, comme moi, voulez lire rapidement les signes, vider le contenu de la cafetière directement dans l’évier. C’est ainsi que je fais la plupart des dernières photos que je partage.

Un espresso ?

À défaut d’utiliser le marc de café, il est possible regarder les formes apparaissant dans la mousse (la crema) d’un espresso.

Le fait que ces formes évolueront tandis que l’on manipulera la tasse pourra ajouter une dimension temporelle à la lecture.

  • Crema sur espresso
  • Crema sur espresso
  • Crema sur espresso

Il est amusant de se rappeler que le terme italien espresso dérive du verbe esprimere signifiant extraire par pression. Le terme serait aussi inspiré d’un raccourci italien pour « espressamente preparato per chi lo richiede » (« préparé spécialement pour qui le demande »).

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